'Les brumes de Riverton' de Kate Morton

Titre Les brumes de Riverton.
Auteur : Kate Morton.
Éditeur : J'ai lu.
Date de parution  2024.
Genre : Contemporain.
Résumé 
Eté 1924 : au cours d'une grande soirée donnée au château de Riverton, le poète Robert Hunter se suicide sous les yeux des soeurs Hartford. Les deux femmes ne se reparleront plus jamais après le drame. Hiver 1999 : une jeune cinéaste prépare un film sur ce scandale des années 20. Il ne reste plus qu'un seul témoin vivant de l'époque, Grace Bradley, alors domestique au château. Mais Grace a changé de vie, tiré un trait sur Riverton et ses secrets, ou du moins le croit-elle. Car le passé lentement se réveille...





J’ai récupéré ce roman chez ma Maman avec d’autres de la même auteure.  Sur les trois, j’en ai apprécié un, mais celui-ci m’a laissé un peu perplexe.


L’histoire débute en 1999, lorsqu’une réalisatrice souhaite adapter un ancien drame survenu en 1924 au château de Riverton.  Lors d’une soirée mondaine, le poète Robert Hunter s’est suicidé au bord du lac, laissant la famille Hartford marquée à jamais.  Pour percer le mystère de ce drame, elle se tourne vers Grace Bradley, ancienne domestique du domaine et dernier témoin vivant de cette époque.


L’intrigue se concentre davantage sur la mémoire et la reconstitution du passé que sur une succession d’événements palpitants. L’univers du château est particulièrement réussi, avec une ambiance feutrée, élégante et parfois pesante. La différence entre les classes sociales et les non-dits qui imprègnent chaque relation est palpable. Le mystère du suicide de Robert Hunter sert de fil conducteur pour explorer les tensions humaines et les secrets du domaine.  Malgré cela, j’ai eu du mal à m’immerger dans l’histoire et à m’attacher aux personnages, ce qui m’a fait passer un peu à côté de ma lecture. 


La fin du roman se dévoile progressivement, révélant les vérités cachées avec cohérence.  L’accent est mis sur les conséquences émotionnelles des événements plutôt que sur le choc de la révélation, offrant une conclusion douce-amère, fidèle à l’esprit du roman, malgré un rythme qui peut paraître lent.


Les personnages, en particulier Grace Bradley, sont au cœur de l’histoire.  Grace apporte un regard sensible et lucide sur les événements, tandis qu’Hannah Hartford, personnage complexe, est marquée par ses émotions et ses choix difficiles. Emmeline incarne la retenue et les conventions sociales de son époque, et Robert Hunter, figure tragique et énigmatique, cristallise les tensions du récit sans jamais être totalement dévoilé.  Le nombre important de personnages m’a empêchée de m’y attacher pleinement.


La plume de Kate Morton, fluide et descriptive, est trop immersive à mon goût.  Elle prend le temps d’installer les ambiances et les émotions, permettant une immersion complète dans l’univers de Riverton. Son style visuel et élégant renforce le côté nostalgique et mélancolique du récit, mais le rythme est excessivement lent.


Ce roman, porté par son atmosphère et ses personnages, plaira aux lecteurs amateurs de secrets familiaux et de récits empreints de passé et de mémoire.

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